| Le Mexique bataille sur tous les fronts pour endiguer l'épidémie |
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Au cinquième jour de l'alerte à la grippe porcine au Mexique, le pays se bat sur plusieurs fronts pour tenter de contenir l'épidémie, dont le bilan s'est alourdi lundi soir à 152 morts suspectes.
La mesure phare annoncée lundi par le gouvernement pour réduire au maximum les risques de contagion a porté sur la suspension des classes dans tout le pays jusqu'au 6 mai prochain, privant de cours 34 millions d'élèves et d'étudiants. Cette mesure de suspension était limitée jusqu'à présent à la capitale et à la région de San Luis Potosi (centre), mais face à l'avancée inexorable de l'épidémie, le ministère de l'Education a ordonné la fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires du pays, laissant la porte ouverte à une éventuelle reconduction de suspension si la situation empirait. Le gouvernement a toutefois démenti les rumeurs infondées sur une éventuelle interruption de l'activité économique, assurant que l'appareil productif continuera à fonctionner normalement, avec toutefois l'adoption de mesures sanitaires strictes afin d'éviter que des employés infectés n'accèdent au lieu de travail. Il a assuré que les hôpitaux du pays disposent de dotations suffisantes d'antiviraux pour traiter les malades et annoncé la prochaine acquisition de quantités supplémentaires de ces médicaments auprès de laboratoires étrangers. Ces efforts semblent avoir commencé à donner leurs fruits, puisque le ministre de la Santé, omniprésent sur les écrans de télévision depuis le début de la crise, a indiqué lundi soir que le nombre de décès provoqués par l'épidémie est en recul et que "le panorama semble être encourageant «pour l'évolution future de la maladie. Les signaux venus de l'étranger sont également encourageants pour le gouvernement mexicain. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a soigneusement évité de recommander la fermeture des frontières du Mexique ou la suspension des voyages vers ce pays, d'où est parti le virus vers d'autres pays du monde entier. Plus frileuse, la bourse mexicaine s'est effondrée d'environ 4 pc, sur fond de craintes croissantes de détérioration de l'économie à cause de l'épidémie. La parité peso/dollar a renoué avec la tendance baissière après une amélioration de quelques semaines, due aux milliards de dollars injectés par la Banque du Mexique pour soutenir la monnaie nationale. La secousse tellurique de 5,7 degrés sur l'échelle de Richter, qui a frappé à la mi-journée le sud-ouest du pays, a exaspéré les Mexicains, dont certains ont lancé, mi-amusés mi-effrayés : "il ne nous manquait plus que ça ». Le séisme, dont l'épicentre a été localisé près de la capitale de l'Etat de Guerrero, Chilpancingo, a fait deux morts et des dégâts dans des édifices dans la capitale. Toutefois, la population et les organisations de la société civile semblent réagir de manière adéquate et répondent favorablement aux recommandations des autorités sanitaires : Le port du masque chirurgical s'est généralisé, notamment dans les transports en commun, et l'affluence dans les centres commerciaux est nettement inférieure à la normale. Les deux principaux syndicats du Mexique ont annulé les marches traditionnelles du 1er mai, à l'occasion de la fête du travail, et les deux chambres du Congrès ont décidé de tenir leurs sessions de cette semaine à huis clos.
MAP |
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