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Maroc Corruption dans les hôpitaux Yasmina Baddou part en guerre | Maroc Corruption dans les hôpitaux Yasmina Baddou part en guerre |
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| 15-05-2008 | |
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Depuis son arrivée à la tête du ministère de la Santé, elle multiplie les initiatives pour endiguer ce fléau. Ainsi, elle s’est alliée avec Transparency Maroc pour mettre en place un plan d’action national. Un numéro vert sera bientôt opérationnel pour que les citoyens puissent dénoncer et signaler les tentatives de corruption en milieu hospitalier. Les conseils de discipline ont été réactivés ces derniers temps
Dans ce dossier prioritaire, la ministre est «déterminée à aller jusqu’au bout pour rendre aux citoyens la confiance dans les hôpitaux».En parallèle, il est important de mettre en place des outils de gestion pour rendre transparent tout le circuit hospitalier. De la gestion des rendez-vous à la disponibilité des médicaments, tout doit se faire dans la transparence, indique la ministre. Cela se fera par un grand mouvement imminent des directeurs et des délégués. «Les changements commenceront par le régional, plus urgent, puisqu’il est en contact direct avec les citoyens qui sont au cœur de toute action», précise la ministre. Il est à rappeler que le ministère manque de ressources humaines. C’est d’ailleurs à cause de cette pénurie que 250 centres de santé ont été fermés à travers le pays. Et les résistances aux changements qui s’annoncent? «Le processus est enclenché et je le mènerai jusqu’au bout. C’est une minorité ayant des intérêts personnels. Nous avons découvert la vente des médicaments et des consommables à l’extérieur des hôpitaux», martèle Yasmina Baddou. Dans cette opération, la ministre a adopté une démarche participative impliquant tous les partenaires: les syndicats, les ONG, les secteurs, public et privé. La mortalité maternelle et infantile est un autre dossier prioritaire. «Le sujet fait honte au pays. La guerre est déclarée même si les objectifs fixés sont difficiles à atteindre», souligne la ministre de la Santé. Pour elle, «il est inconcevable que le Maroc ait un taux élevé de mortalité maternelle et infantile et qu’il soit classé parmi les derniers pays de la zone de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient alors qu’il est relativement mieux doté sur le plan médical que d’autres pays similaires». Les objectifs ont été déclinés dans la stratégie 2008-2012 adoptée par le ministère : arriver à 50 décès contre 227 actuellement pour 100.000 pour la mortalité maternelle. Quant à la mortalité infantile, le but est de passer de 40 à 15 décès pour 1.000 naissances.
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