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Syrie: Assad nie l'utilisation d'armes chimiques Version imprimable Suggérer par mail

Dans un long entretien à l'agence de presse officielle argentine Telam et au grand quotidien Clarin, le président Assad estime que les informations de sources occidentales sur de possibles attaques aux armes chimiques des forces gouvernementales servent à préparer les opinions publiques à une intervention militaire contre la Syrie.

"Les accusations contre la Syrie concernant l'utilisation d'armes chimiques ou (les déclarations) concernant ma démission changent tous les jours. Et il est probable qu'il s'agit d'un prélude à une guerre contre notre pays", a déclaré M. Assad.

"On a dit que nous utilisions des armes chimiques contre des zones résidentielles. Si ces armes étaient utilisées contre une ville ou un faubourg, avec un bilan de dix ou vingt victimes, serait-ce crédible ?", a demandé le président syrien, avant de répondre par la négative.

"Leur utilisation signifierait la mort de milliers ou de dizaines de milliers de personnes en quelques minutes. Qui pourrait cacher une pareille chose ?", a insisté M. Assad.

Par ailleurs, le président syrien a déclaré ne pas envisager de démissionner. Interrogé sur des propos du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui lui a demandé de se mettre à l'écart, M. Assad a exclu cette possibilité.

"Démissionner, ce serait fuir", a-t-il dit.

"Je ne sais pas si Kerry ou un autre a reçu du peuple syrien le pouvoir de parler en son nom sur la question de savoir qui doit partir et qui doit rester. Cela, c'est le peuple syrien qui le déterminera lors de l'élection présidentielle de 2014", a déclaré M. Assad.

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Egypte: manifestation au Caire pour réclamer le départ de Morsi Version imprimable Suggérer par mail

Des marches sont parties de différents quartiers de la capitale en direction de la célèbre place Tahrir, symbole du soulèvement qui a contraint le président Hosni Moubarak à la démission en février 2011, selon des journalistes de l'AFP et des images télévisées en direct.

En tête de l'un des cortèges, deux grandes banderoles réclamaient "une élection présidentielle anticipée" et "une Constitution unissant tous les Egyptiens".

Des membres de la campagne "Tamarrod" (rébellion, en arabe), qui dit avoir réuni plus de deux millions de signatures pour exiger le départ de M. Morsi, faisaient signer des formulaires aux passants tout en défilant, selon un journaliste de l'AFP.

Selon les médias officiels, la sécurité a en outre été renforcée autour du ministère de l'Intérieur, proche de la place Tahrir, devant lequel des violences se sont souvent produites en marge de manifestations.

Plusieurs partis et forces politiques, comme Al-Dostour du Prix Nobel de la Paix Mohamed ElBaradei et le mouvement du 6-Avril, l'un des fers de lance de la révolte de début 2011, avaient appelé à cette manifestation contre le président Morsi et les Frères musulmans dont il est issu.

Ils réclament l'organisation d'une élection présidentielle anticipée, la libération des militants politiques emprisonnés et justice pour les "martyrs de la révolution".

Les opposants de M. Morsi l'accusent de gouverner dans le seul intérêt des Frères musulmans, bien qu'il assure être "le président de tous les Egyptiens", et de ne pas avoir su faire face à la grave crise politique et économique que traverse l'Egypte.

La première année au pouvoir du premier président civil et islamiste d'Egypte a été émaillée de nombreux affrontements, parfois meurtriers, entre ses partisans et ses opposants.

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Hollande s'est dit à l'"offensive" face à la récession Version imprimable Suggérer par mail

Le Président français a insisté sur son volontarisme et la nécessité d'agir dans la durée, écartant dans l'immédiat tout remaniement du gouvernement.

Ce volontarisme sans changement de cap apparaît au mieux comme un "pari" osé, au pire comme un "optimisme de commande", estiment vendredi les éditorialistes.

Principale annonce de cette longue conférence de presse, le chef de l'Etat a promis une "initiative" pour "sortir l'Europe de sa langueur", qui passera notamment par la mise en place d'un gouvernement économique réuni "tous les mois autour d'un véritable président nommé pour une durée longue". Sa mission serait de débattre des principales orientations économiques européennes, en particulier fiscales et sociales.

En réponse aux critiques venues de son propre camp contre l'Allemagne d'Angela Merkel, il a jugé le moteur franco-allemand "indispensable".

Comme lors de son premier grand oral, le 13 novembre, cette conférence de presse de François Hollande aura duré plus de deux heures et demie. Il s'est rendu dans la foulée à la Maison de l'Amérique latine pour y rencontrer à huis clos les parlementaires PS qui y suivaient son intervention.

Impopulaire comme aucun de ses prédécesseurs de la Ve République, il a livré un plaidoyer en faveur de son action depuis un an à la tête d'un Etat qui a "démontré sa crédibilité budgétaire, qui a amorcé le redressement de sa compétitivité et entrepris, par la négociation, la réforme du marché du travail", adoptée définitivement par le Parlement mercredi.

Sur le plan intérieur, il a renouvelé sa confiance à Jean-Marc Ayrault, qu'il a qualifié de Premier ministre "courageux", "loyal" et "désintéressé", et a exclu un remaniement dans l'immédiat en affirmant que la question n'était "pas d'actualité".

Sur le plan intérieur, il a renouvelé sa confiance à Jean-Marc Ayrault, un Premier ministre "courageux", "loyal" et "désintéressé", et a exclu tout remaniement dans l'immédiat, y compris à Bercy où cohabitent sept ministres.

A ses yeux, seul compte le fait qu'il n'y ait "qu'une seule ligne au sein du gouvernement". Et au reproche de ne pas savoir trancher, M. Hollande a répondu en soulignant qu'il n'avait "pas cessé de décider" depuis un an, même s'il a le souci de ne "pas se substituer au gouvernement, au Parlement, aux partenaires sociaux".

Pas "favorable aux lois d'amnistie", il a fait un geste en direction du Front de gauche en se disant "prêt à regarder un certain nombre de situations" de syndicalistes. Il s'est en revanche montré sévère à l'égard de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui "ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit", notamment pour tenter de retrouver son siège de député de Villeneuve-sur-Lot.

Mais c'est aux inquiétudes des Français face à des indicateurs économiques au rouge, que le président s'est efforcé de répondre. La situation est compliquée, avec l'entrée officielle de la France en récession, et un pouvoir d'achat en baisse record en 2012, a reconnu M. Hollande.

Mais c'est aux inquiétudes des Français face à des indicateurs économiques au rouge, que le président s'est efforcé de répondre. La situation est compliquée, avec l'entrée officielle de la France en récession, et un pouvoir d'achat en baisse record en 2012, a reconnu M. Hollande.

"Ce qui frappe l'Europe, c'est la récession, provoquée par des politiques d'austérité, qui touche tous les pays de la zone euro", a-t-il expliqué, mettant aussi en cause l'héritage de ses prédécesseurs, accusés ne pas avoir fait "des choix courageux sur la compétitivité" ou le "sérieux budgétaire".

Mais alors que le chômage a atteint un niveau record, le chef de l'Etat a réitéré son objectif d'inverser avant la fin de l'année la courbe. Cet engagement, " je m'y tiens !", a lancé celui qui se définit comme un président "socialiste".

Pour stimuler l'investissement, il a annoncé que l'assurance-vie serait "réformée" et a réaffirmé que l'imposition des plus-values mobilières serait "révisée", afin de "mieux orienter l'épargne des Français vers l'investissement productif".

"Un plan d'épargne action pour les PME sera créé avec des dispositifs incitatifs", a-t-il promis. Il a confirmé que Jean-Marc Ayrault présenterait en juin un plan d'investissement sur 10 ans concentré sur quatre grandes filières, en soulignant qu'il pourrait être en partie financé par des fonds étrangers.

"Un plan d'épargne action pour les PME sera créé avec des dispositifs incitatifs", a-t-il promis. Il a confirmé que Jean-Marc Ayrault présenterait en juin un plan d'investissement sur 10 ans concentré sur quatre grandes filières, en soulignant qu'il pourrait être en partie financé par des fonds étrangers.

M. Hollande s'est montré ambigu concernant d'éventuelles hausses d'impôts l'année prochaine. Alors que le gouvernement promettait qu'il n'y en aurait pas de nouvelle, hormis une augmentation de la TVA, M. Hollande s'est contenté d'affirmer que "l'idéal serait de ne pas augmenter un taux de prélèvement sur les ménages dans l'année 2014".

De même, il a confirmé l'ouverture, "par responsabilité", du chantier des retraites. Le droit de vote des étrangers aux élections locales, promesse de campagne qui semblait mise de côté, fera l'objet d'un examen au Parlement après les municipales de mars 2014.

Conforté par l'hommage appuyé de M. Hollande, le Premier ministre s'est dit sur son compte twitter après la conférence "plus déterminé que jamais à poursuivre le redressement de la France".

L'ex-président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a fustigé un "long exercice d'auto-justification".

Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a critiqué la promesse d'un gouvernement économique de l'Europe, une "initiative Merkel repeinte aux couleurs supposées mieux acceptées par les Français".

La présidente du FN, Marine Le Pen, a qualifié François Hollande de "petit porte-parole" de la Commission européenne (qui a) "clairement abdiqué face aux injonctions européennes et allemandes de l'austérité à tout crin".

Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a au contraire salué l'initiative d'un gouvernement économique, qui est selon lui une "proposition initiale de l'été 2011 de Mme Merkel et de Nicolas Sarkozy".

Pour la CGT, son secrétaire général Thierry Lepaon a déclaré: "Je l'ai trouvé en-dehors des préoccupations des Français, qui sont la question des salaires et de l'emploi (...) Sur ces deux questions-là, il n'y a aucune réponse concrète qui puisse laisser entendre qu'on ait une amélioration".

Force ouvrière a regretté "l'absence de référence au pouvoir d'achat, moteur de l'activité économique alors que celui-ci baisse".

Enfin le patronat, par la voix du Medef, a commenté en ces termes: "L'engagement résolument européen (...) en direction d'un gouvernement économique de la zone euro correspond à la vision que le Medef promeut."

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Souvent ivres, les filles davantage victimes de violences sexuelles Version imprimable Suggérer par mail

Réunis jeudi à l'initiative de la préfecture de police de Paris lors d'un colloque intitulé "Boire, trop boire, déboires", élus, gérants de boîtes de nuit et représentants des forces de l'ordre, dressent un constat unanime : "plus précoce" et "plus massive", l'alcoolisation excessive des jeunes n'est désormais plus l'apanage des seuls jeunes gens, mais tend fortement "à se féminiser".

"L'écart entre garçons et filles ne cesse de se réduire", confirme le sociologue Christophe Moreau. Selon les chiffres divulgués début mai par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), chez les 18-25 ans, les garçons étaient 6,7 fois plus nombreux que les filles à connaître une "alcoolisation hebdomadaire importante" en 2005, un ratio tombé à 2,7 cinq ans après. De la même façon, 34% des filles disaient avoir été ivres au moins une fois en 2010, contre 19,8% en 2005. Pour une ivresse hebdomadaire, le chiffre a bondi de 1,8% à 6,1%.

En première ligne, Eric Moreau, gérant du Batofar, un club flottant sur les bords de Seine, confirme que la sur-alcoolistion des jeunes filles est devenu un "gros souci" à gérer par son personnel.

"Elles arrivent avec beaucoup d'alcool dans leurs sacs, notamment dans des flasques", raconte-t-il, ajoutant avoir instauré depuis peu la fouille systématique des sacs des jeunes filles qui, souvent déjà alcoolisées avant d'arriver, font très vite preuve "d'agressivité et de violence".

Dynamique de groupe, volonté de se désinhiber pour entrer plus facilement dans un processus de séduction, désir de dépasser ses limites pour conjurer le manque de confiance en soi, les jeunes filles - comme leurs homologues masculins - cherchent de plus en plus à boire de l'alcool "très fort, très vite".

Certaines, pour "rendre les effets de l'alcoolisation plus rapides et plus massifs", n'hésitent pas à jeûner avant de sortir faire la fête, raconte Thierry Huguet, chef de la brigade des stupéfiants à la PJ de Paris.

les mêmes effets que la drogue du violeur

Conséquences directes de ces comportements, les filles, qui ont souvent beaucoup de mal à évaluer la quantité d'alcool qu'elles ingèrent, se trouvent davantage exposées aux risques de violences sexuelles. Aujourd'hui, les jeunes filles hyper-alcoolisées représentent ainsi le contingent le plus important des victimes d'agressions sexuelles.

Dans une étude réalisée en 2012, Christophe Moreau souligne que 13% d'entre elles déclarent avoir eu des relations sexuelles "subies" ou "qu'elles regrettent".

Le scénario est très souvent le même : "ces jeunes filles se réveillent le lendemain sans aucun souvenir de ce qu'elles ont fait ou subi", dit M. Huguet. Les souvenirs réapparaissent progressivement sous forme de flashes.

Très sensibilisées au phénomène de la "soumission chimique" ou "drogue du violeur" après plusieurs campagnes de prévention dans les grandes boîtes de nuit parisiennes, la plupart sont alors persuadées avoir été droguées à leur insu.

Or dans "l'immense majorité des cas", rappelle M. Huguet, les analyses toxicologiques réalisées quand les victimes portent plainte révèlent qu'il n'y a eu aucune prise de drogue, mais bien un alcoolisation aigüe.

Une enquête menée en 2009 au sein des urgences de l'Hôtel-Dieu a défini un profil type des victimes: des femmes de moins de 30 ans, célibataires, actives ou étudiantes, sans "facteur de vulnérabilité" au départ.

La psychologue Sandrine Larremendy raconte que les jeunes filles qu'elles reçoit dans son bureau de la PJ de l'est parisien, sont convaincues avoir été droguées parce qu'elles "ne conçoivent pas que l'alcool ait pu générer un telle perte de mémoire et de contrôle". Elles ressentent alors "un grand sentiment de culpabilité" entraînant souvent un repli sur soi et une peur à l'égard de toute vie sociale.

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Syrie: Obama et Erdogan exigent le départ d'Assad Version imprimable Suggérer par mail

 Obama a reconnu qu'il n'existait pas de "formule magique" pour mettre fin à la guerre en Syrie.

Le président américain a reçu avec tous les honneurs le dirigeant turc à la Maison Blanche, en pleine période d'intense activité diplomatique afin d'organiser une conférence internationale sur la Syrie à Genève en juin.

"Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait qu'Assad doit partir", a martelé M. Obama lors d'une conférence de presse avec son hôte.

"Il faut qu'il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c'est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise (...) Le plus tôt sera le mieux", a-t-il insisté, s'engageant à "continuer à faire monter la pression sur le régime Assad et à coopérer avec l'opposition syrienne".

Saluant la "générosité extraordinaire" de l'allié turc qui accueille quelque 400.000 réfugiés syriens sur son sol, M. Obama a souligné qu'Ankara allait "jouer un rôle important au moment où nous réunissons des représentants du régime et de l'opposition dans les prochaines semaines".

Saluant la "générosité extraordinaire" de l'allié turc qui accueille quelque 400.000 réfugiés syriens sur son sol, M. Obama a souligné qu'Ankara allait "jouer un rôle important au moment où nous réunissons des représentants du régime et de l'opposition dans les prochaines semaines".

Il faisait allusion au processus dit "de Genève", né en juin 2012 et relancé la semaine dernière à l'instigation de Washington et de Moscou, protecteur jusqu'ici indéfectible du régime Assad. Ce processus prévoit l'organisation d'une conférence internationale consacrée à une transition politique en Syrie.

Baptisée "Genève 2", cette réunion pourrait se tenir dans la ville suisse début juin.

Mais ni la Russie --qui a demandé que l'Iran et l'Arabie saoudite soient conviés à cette conférence-- ni la Syrie n'acceptent l'idée que M. Assad soit exclu d'une telle transition, ce qui est en revanche une condition préalable pour les rebelles.

De fait, a admis le président Obama, "il n'y a pas de formule magique face à une situation extraordinairement violente et compliquée comme celle de la Syrie".

Son homologue français François Hollande a, lui, plaidé pour "avoir avec la Russie cette discussion franche pour la convaincre que son intérêt, l'intérêt de la région, et l'intérêt de la paix, c'est d'en terminer avec Bachar al-Assad".

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, rencontre de son côté vendredi le président russe, Vladimir Poutine, dans sa résidence de Sotchi (sud), a indiqué jeudi le Kremlin.

"Situation sanglante"

Le conflit, qui a fait plus de 94.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a débordé des frontières, en particulier en Turquie, qui abrite 400.000 réfugiés et a subi samedi dernier un attentat meurtrier non loin du territoire syrien.

Le conflit, qui a fait plus de 94.000 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a débordé des frontières, en particulier en Turquie visée samedi par un attentat meurtrier tout près de la frontière syrienne.

Ce double attentat à la voiture piégée à Reyhanli a fait 51 morts, selon M. Erdogan. Son gouvernement, qui a pris fait et cause pour la rébellion, a accusé un groupuscule marxiste turc à la solde du régime syrien et annoncé 13 arrestations. Damas a démenti toute implication.

Avant même cet attentat, M. Erdogan avait appelé Washington à adopter une ligne plus dure face au président Assad.

Et jeudi, aux côtés de Barack Obama, il a affirmé que "mettre fin à cette situation sanglante en Syrie et répondre aux demandes légitimes (des Syriens) en établissant un nouveau gouvernement sont deux volets sur lesquels nous sommes totalement en accord avec les Etats-Unis".

Pour en discuter et parler de "Genève 2", le groupe des "Amis de la Syrie", réunissant l'opposition syrienne et 11 pays qui la soutiennent, se retrouvera de nouveau à Amman le 22 mai.

Washington a également renforcé ses sanctions contre Damas en inscrivant quatre ministres sur sa liste noire et désigné comme "terroriste" le chef du groupe de rebelles jihadistes Al-Nosra.

Le conflit prend une dimension de plus en plus régionale.

Selon le New York Times de jeudi, Israël --où le chef de la CIA s'est rendu en visite surprise pour parler de la Syrie-- a mis en garde Damas contre la poursuite d'envois d'armes sophistiquées au mouvement chiite libanais Hezbollah, laissant entendre qu'il envisageait de nouveaux raids aériens pour empêcher ces transferts.

La veille, l'ONU avait condamné "l'escalade" des attaques menées par le régime syrien dans une résolution à portée symbolique adoptée par son Assemblée générale. La Russie, la Chine et l'Iran s'y sont opposés.

Sur le terrain, au moins 112 personnes ont été tuées mercredi dans les violences en Syrie selon l'OSDH. Cette ONG a aussi révisé à la hausse, à 145 morts, le bilan du "massacre confessionnel" perpétré selon elle par les forces loyales au régime début mai dans un quartier sunnite de la ville de Banias (ouest).

Et la coalition nationale de l'opposition syrienne, basée en Turquie, a fait état d'un nouveau massacre, affirmant que les forces de Damas avaient attaqué un village de la province de Homs, assassinant au moins 18 personnes.

Par ailleurs, des documents et des outils de tortures ont été découverts dans les locaux des services de sécurité de la ville de Raqa, montrant que des détenus y ont été torturés, a annoncé vendredi Human rights watch (HRW).

"Les documents, cellules, salles d'interrogatoire et outils de tortures que nous avons vus dans les locaux des services de sécurité du gouvernement correspondent aux tortures évoquées par d'anciens détenus depuis le début du soulèvement en Syrie", a déclaré Nadim Houry, un responsable de HRW.

La ville de Raqa, dans le nord de la Syrie, est devenue en mars la première capitale provinciale conquise par les rebelles au détriment du régime.

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